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Bref historique
Malgré l’existence d’organismes de bienfaisance semblables, depuis la guerre de Crimée, des associations du Fonds patriotique canadien ont vu le jour en 1900 dans les grands centres partout au Canada :
a) au profit des veuves, des orphelins et des autres personnes à la charge des officiers et des militaires du rang du Canada, qui risquaient de perdre la vie dans les opérations de guerre en Afrique du Sud;
b) pour les soldats mêmes ou d’autres personnes (combattants ou non combattants) envoyés en Afrique du Sud sur les ordres du gouvernement du Canada et risquant d’être blessés, de tomber malades, etc., et pour leurs familles ou les personnes à leur charge;
c) pour les femmes, les enfants et les personnes à la charge des soldats en service en Afrique du Sud.
Par suite du déclenchement de la Première Guerre mondiale, on a décidé que le gouvernement fédéral devait s’engager de façon permanente à fournir un soutien aux hommes handicapés ainsi qu’aux veuves et aux personnes à la charge des hommes tués au combat ou décédés alors qu’ils étaient en service. Le 28 août 1914, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur le Fonds patriotique canadien, 1914 pour aider, en cas de besoin, les veuves, les enfants et les parents à la charge des officiers et des militaires en service.
Son Altesse Royale, le duc de Connaught, a lancé un appel public afin d’inviter la population à contribuer au Fonds patriotique canadien :
| L’empressement de la population canadienne à appuyer le fonds et sa grande générosité à chaque occasion témoignent avec éloquence la reconnaissance qu’éprouve le Canada à l’égard de ses fils qui combattent, pour l’Empire… le Dominion est déterminé plus que jamais à venir en aide aux familles de ceux qui servent dans l’Armée de terre et la Marine. Cinquante-cinq mille familles, comprenant cent cinquante mille personnes, dépendent aujourd’hui du fonds, et on estime que 12 500 000 $ seront nécessaires pour répondre aux besoins d’ici les douze prochains mois. Il s’agit d’un montant substantiel, mais je suis confiant que la population canadienne versera le montant nécessaire pour que le fonds puisse continuer son œuvre patriotique et de bienfaisance. (Sgd.) DEVONSHIRE |
Le Parlement a créé le Fonds patriotique canadien dans le but de recueillir et de distribuer les fonds. Toutefois, une autre responsabilité est venue s’y ajouter, soit celle d’agir en qualité de conseiller et de représentant accrédité auprès des familles des soldats aux prises avec des difficultés qu’elles ne peuvent surmonter sans aucune aide.
Bien que le gouvernement du Canada continue d’appuyer directement un bon nombre de programmes et de services de bien-être et de maintien du moral offerts par les Forces canadiennes au moyen de ressources « publiques » et « non publiques », depuis 1950, par l’application des dispositions des « biens non publics » de la Loi sur la défense nationale (LDN), la double responsabilité du Fonds patriotique canadien qui consiste à recueillir et à distribuer les contributions des Canadiens a été confiée au Chef d’état-major de la Défense (CEMD).
L’Agence de soutien du personnel des Forces canadiennes (ASPFC) administre tous les biens non publics au nom du CEMD. Le Fonds central des Forces canadiennes (FCFC) est établi en tant que compte des biens non publics. Le FFM est un compte auxiliaire au sein du FCFC. Il prendra de l’ampleur à mesure que s’y ajouteront les généreuses contributions versées par des citoyens, des entreprises et d’autres organismes et distribuées aux familles des militaires qui en ont besoin. Au nom du CEMD, un comité exécutif composé de sept Canadiens assurera la gouvernance conformément à son mandat.





